Il y a un mois, lors du marathon de Londres, le 13 avril, un groupe de 6 guerriers Masaï ont couru. Ils ont couru pour amener de l’eau claire au sein de leur village, Eluai, en Tanzanie.
Eh oui. Après des années de sécheresse, l’eau se fait de plus en plus rare. Les villageois doivent parcourir 20 km chaque jour, pour ramener au village de l’eau non potable. Au début, c’est le bétail qui est mort. Maintenant ce sont les villageois, et d’abord les enfants. Alors les jeunes guerriers ont décidé de faire le marathon de Londres, pour lever les fonds nécessaires à un forage pour amener de l’eau au village. De l’eau qui ne rend pas malade.
Ca me laisse sans voix. Déjà le fait que ça ne devrait pas exister. Ensuite le geste, le courage, le discours. Ils ont couru en costume Maasaï, avec des chaussures en pneu, et ils vont avoir sauvé leur peuple. Je me sens toute minuscule, là d’un coup.
Comme c’est inscrit sur la page d’accueil de leur site :
..the finish line of the Flora London Marathon is not the finish. The finish is when we can turn on a tap in our village and get clean drinking water!
..la ligne d’arrivée du Marathon de Londres n’est pas la fin. La fin, ce sera quand nous pourrons ouvrir un robinet dans le village, et faire couler de l’eau propre et potable!
Une autre citation, que l’on peut voir dans la vidéo :
Constant search for water restricts our children’s education.
La recherche permanente de l’eau restreint l’éducation de nos enfants.
Je vais aller courir, moi, tiens.